Alternative Banking : « Les effets dévastateurs de la finance ont toujours cours »

Whistle Blowers Occupy Wall Street 2011 Shankbone
Crédit : David Shankbone (USA)
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Après avoir publié un livre, Occupy Finance, pour le troisième anniversaire du mouvement Occupy Wall Street, les membres d’Alternative Banking, une branche du groupe original, poursuivent leurs efforts pour éveiller les consciences des populations et des dirigeants des États-Unis et leur montrer qu’une autre finance est possible. Parmi les spécialistes qui se réunissent tous les dimanches pour faire avancer le débat, Cathy O’Neil et Josh Snodgrass, deux universitaires très actifs dans le mouvement, ont accepté de répondre aux questions de Paradigme & Prospective.

 

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Paradigme & Prospective : Pouvez-vous expliquer ce qu’était le mouvement Occupy Wall Street au départ et ce qu’il est devenu ?

Josh Snodgrass : Je ne faisais pas partie d’Occupy Wall Street à ses débuts, mais ce mouvement est à l’origine de notre groupe, Alternative Banking, formé par des personnes qui travaillaient, elles-mêmes, dans le secteur financier. Ces personnes se sont réunies et ont ressenti le besoin soudain de s’attaquer aux problèmes de la finance et d’expliquer au grand public ce qui se passait à Wall Street. Elles ont essayé, ensemble, de travailler à un système meilleur. Il y avait assez de membres dans cette première entité pour décider de la diviser en deux groupes. Le premier voulait créer un nouveau système et ce groupe n’a pas survécu. Le second, Alternative Banking, avait pour but d’essayer de réparer le système tel qu’il est aujourd’hui, de s’attaquer à ses problèmes et d’expliquer ce qui pourrait être fait pour améliorer la structure existante. Ce groupe s’est réuni, tous les dimanches jusqu’à présent, de manière très constante depuis plus de 3 ans. Nous avons écrit un livre, Occupy Finance, publié au troisième anniversaire du mouvement Occupy Wall Street et continuons nos actions d’information et d’éducation. D’autres groupes que le nôtre ont émergé de connexions faites pendant l’occupation d’Occupy Wall Street. Ils continuent le travail de manières très différentes. Un groupe s’appelle Occupy the Sec (ndlr : Securities and Exchange Commission, l’organisme gouvernemental) – il s’occupe de la régulation des marchés financiers aux États-Unis -. Un autre, Occu-Evolve, prolonge le mouvement traditionnel d’occupation d’un lieu en restant dehors. Ses membres militent pour un salaire minimum de 15$. Il y a également Black lives matter qui lutte pour les droits des Afro-Américains.

Cathy O’Neil : En ce moment, avec les membres d’Alternative Banking, nous écrivons des essais qui sont parfois publiés dans le Huffington Post. Nous organisons aussi une université d’été pour enseigner à des lycéens comment protester. Nous leur demandons comment ils manifesteraient et contre quoi parce que ça intéresse les jeunes. Nous voulons les entraîner à faire des manifestations pacifiques réussies et à ne pas se faire arrêter. Nous leur enseignons aussi, un peu, le système financier et la manière dont les gens sont « financialisés ». Ils n’ont que 16-17 ans donc nous leur parlons des salaires minimaux, de la dette et comment notre économie en dépend. Cette initiative nous permet de promouvoir la justice sociale grâce à l’éducation. C’est toujours lié au système financier, notre cheval de bataille. Nous créons également un réseau d’activistes de gauche, progressistes ; nous avons des cercles d’études de toutes sortes où nous démontrons la manière dont le système financier a tout corrompu dans notre culture. J’ai moi-même, énormément, appris en participant à ces groupes depuis 3 ans et demi.

Comment avez-vous rejoint le mouvement ?

J.S. : J’ai travaillé dans la finance alors je pense que j’avais une idée réaliste du fonctionnement de ce système avant le mouvement. J’ai tout de même été choqué par certains comportements lors de la crise. Les actions des institutions financières ont été si outrageuses que je me suis senti obligé de réagir. J’estimais que le système politique traditionnel ne fonctionnait pas et était de plus en plus corrompu par l’influence de l’argent et des multinationales dominantes. Ces entreprises gagnaient en influence alors que les personnes physiques comptaient de moins en moins. J’ai pensé que le travail en groupe avait des chances d’aboutir à changer les choses.

 

« Pour parvenir à un changement, il semble qu’il faille une pression extérieure, qui passe par des mouvements comme le nôtre » Cathy O’Neil

 

Considérez-vous la finance comme un crime contre l’humanité ?

J.S. : Je ne crois pas que dans son ensemble la finance soit un crime contre l’humanité, je n’irais pas jusque là. Je pense qu’elle peut être utile, mais qu’elle a été employée à de mauvaises fins. On ne peut pas nier qu’il y a eu des crimes de plusieurs types dans ce domaine au niveau individuel, envers les gens qui ont été expulsés de leur maison, et à des niveaux mondiaux avec le mal qui a été fait par l’austérité en Grèce et ailleurs…

 

« Avec Alternative Banking, nous n’attendons pas que les puissants achetés par Wall Street voient la lumière. Nous voulons éduquer le public, protester et dénoncer ces décisions ridicules » Cathy O’Neil

 

C.O. : La finance est une part importante du fonctionnement de notre société, mais elle n’est pas, en elle-même, un « crime contre l’humanité ». La manière dont elle est insérée dans notre système économique est abusive. Elle s’est étendue, au-delà des limites qu’elle aurait dû avoir, et a créé une sorte de situation pernicieuse et destructrice qui, et c’est discutable, pourrait être considérée comme un « crime contre l’humanité ». Nous pouvons constater, par exemple, l’effet dévastateur de la crise des subprimes sur des communautés déjà désavantagées comme les Afro-Américains. Si on regarde les statistiques de richesse comparés entre les Blancs et les Noirs, on constate un changement après la crise. 
Certaines communautés ont été dévastées à cause des escroqueries qu’elles ont subies. Aux États-Unis, nous appelons ça le modern redlining (ndlr : Le redlining est une pratique de discrimination consistant à refuser des prestations à des populations situées dans des zones géographiques déterminées. Le terme redlining fut inventé par le sociologue John McKnight, dans les années 1960, en référence au marquage par une ligne rouge des zones dans lesquelles il était préférable pour les banques de ne pas investir). En fait, c’est plutôt le redlining inversé. Les banques ont accordé des crédits injustes et piégeux à des personnes dans l’impossibilité de les rembourser. Je ne suis pas une activiste des droits de l’homme, je ne connais pas l’exacte définition d’un crime contre l’humanité, mais je connais les effets dévastateurs de la finance qui ont toujours cours. A titre d’exemple, le pays entier est plongé dans une campagne pour diminuer les retraites des fonctionnaires.
Il paraît qu’il n’y a plus assez d’argent pour payer les professeurs, les policiers ou les pompiers, mais il y en a eu assez pour renflouer les banques ! L’État a dépensé beaucoup pour les banques tandis que bon nombre d’Américains perdaient leur travail en raison de la crise financière, puis de la récession. Au chômage, ces personnes ont arrêté de payer des impôts et sans ces revenus tirés des impôts, les collectivités locales n’avaient plus de quoi financer les prestations sociales et les retraites. Il y a un lien direct entre les décisions de l’administration Obama de sauver le système bancaire, de ne mettre aucun responsable de la crise en prison et laisser souffrir des pauvres. Ça n’a pas réparé les choses, ça les a empirées. Ces décisions sont directement liées à la souffrance des pauvres. C’est difficile de quantifier cela, je n’ai pas de chiffres précis sur le sujet, mais il est clair que ça s’est produit.

Pensez-vous tout de même qu’il y a un manque de justice dans la finance ?

J.S. : Il aurait dû y avoir plus de poursuites après la crise financière. Les banques et d’autres institutions financières ont très clairement commis des crimes avant et après la crise. Trop peu de responsabilités ont été prises. De ce fait, ces entreprises continueront à s’enrichir et à se comporter de cette manière. Par exemple, le blanchiment d’argent de HSBC a été découvert et la banque a signé un accord avec le gouvernement. Le juge Rakoff, un juge fédéral qui s’est beaucoup impliqué dans la poursuite des banques après la crise des subprimes, a expliqué comment ces accords ne sont jamais respectés et a démontré comment un comportement qui est censé s’arrêter continue. HSBC devrait être poursuivie pour les crimes qu’elle a reconnus avoir commis lors de l’accord de justice précédent. Toutefois, je n’ai pas vraiment d’espoir que cela arrive un jour.
Nous avons beaucoup de bonnes lois qui existent depuis longtemps, mais elles ne sont pas appliquées. Les plus grandes banques ont plaidé coupable à des accusations de fraudes et d’autres délits et elles n’ont pas été comdamnées. Elles ont payé des milliards de dollars d’amendes mais les dirigeants n’ont jamais été inquiétés personnellement. Par exemple, Jamie Timony est toujours PDG de JP Morgan Chase, bien que cette entreprise se soit accordée avec le ministre de la justice américaine pour plusieurs délits. L’une des premières mesures pour favoriser la justice serait, tout simplement,  d’appliquer les lois d’ores et déjà en vigueur. Par ailleurs, certaines mauvaises lois pourraient être améliorées. Il faudrait la combinaison d’une meilleure régulation et la possibilité de faire porter la responsabilité à quelqu’un, en appliquant les lois que nous avons pour le moment. Sachant que les lois qui existent déjà ne sont pas appliquées, nous n’avons pas besoin de plus de lois, mais de lois différentes.

 

« Le système de justice contre les crimes des “cols blancs” ne fonctionne pas. Très puissants, les lobbies de Wall Street se protègent grâce aux hommes politiques. » Cathy O’Neil

 

C.O. : Je ne connais personne qui travaille dans la finance qui ne s’accorde pas sur son manque de justice. De véritables actes criminels, de véritables fraudes ont été commis, et il y a toujours cette sorte de chape de complexité qui rend la compréhension des marchés impossible pour les régulateurs qui, souvent, ferment les yeux. J’ai été recrutée pour travailler au département d’application des décisions de la Sec et quand j’ai demandé quelles étaient mes chances d’accomplir quelque chose, il m’a été répondu qu’elles étaient très faibles. La justice est un gros problème, notamment si l’on est du mauvais côté de la société. On voit tellement d’injustices, de présence policière et d’interventions arbitraires et abusives contre les minorités, particulièrement les jeunes hommes noirs. D’une part, si la police harcèle, constamment, les plus pauvres et leur fait savoir qu’elles sont toujours surveillées, elles se tiendront mieux. A l’opposé, pour les crimes qui ont été commis dans le système financier, aucune force de police n’intervient. Personne, dans le secteur, ne pense avoir, un jour, des problèmes pour avoir menti ou volé de l’argent. Ces deux traitements extrêmement inégalitaires dépendent de l’endroit où l’on vit : Harlem ou, si on travaille à Wall Street, au centre ville. J’habite à New-York près de Harlem, donc je vois au quotidien les différences de traitement. D’un côté, les forces de police traitent des crimes de rue et de l’autre, le département de la Justice gère les crimes des cols blancs. Mais le système de justice contre les crimes des cols blancs ne fonctionne pas. Si vous travaillez dans une entreprise réputée qui peut se permettre de payer un bon avocat, vous n’aurez jamais de problème. Très puissants, les lobbies de Wall Street se protègent grâce aux hommes politiques. Il n’y a pas de volonté politique de faire tomber ces banques, pour faire suivre des règles à Wall Street qui amélioreraient le système ; ceci parce que les politiciens passent leur temps à rassembler des fonds pour gagner la prochaine élection et une grande partie de ces fonds provient de la finance.
Cette influence est extrêmement importante. L’asymétrie de l’argent et du pouvoir se traduit par le fait que, si un pauvre garçon noir commet quelques travers, ou même rien du tout, la police peut lui tirer dessus (ndlr : raison des émeutes récentes à Baltimore ou encore Ferguson) alors que quelqu’un qui travaille dans une grande banque et accomplit beaucoup d’infractions n’ira pas en prison. S’ils le voulaient vraiment, les États-Unis pourraient faire des lois, sur le champ, qui résoudraient un grand nombre de problèmes, comme lors de la grande dépression de 1929. L’argument qui assure que nous ne pouvons rien faire parce que certains biens financiers appartiennent à d’autres pays n’est pas valable. Si nous le voulions, nous pourrions dire : « Cela nous est égal, chacun ses affaires, nous voulons juste protéger nos populations. » Et tous les autres pays feraient pareil. Idéalement, nous devrions tous réagir au même moment, de manière cohérente, à travers les frontières, mais n’attendons pas que ça arrive, montrons l’exemple !

 

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de Cour vous rendront blanc ou noir » Jean de La Fontaine, Les animaux malades de la peste

 

Quelles sont les solutions envisagées par Alternative Banking ?

J.S. : Nous faisons prendre conscience des dérives de notre système à la population. Aux États-Unis, les prisons ont été privatisées et sont devenues des entreprises bénéficiaires. Elles signent des contrats qui leur garantissent un nombre minimum de prisonniers ; elles ont un intérêt financier à ce qu’on leur adresse plus de détenus ! La finance ne concerne pas que les banques mais la société dans son ensemble. Elle a un effet négatif sur le peuple. Nous avons un nombre record de SDF à New-York qui côtoient des appartements, à 50 millions de dollars, inoccupés. Il faut que l’opinion publique prenne conscience de ces inégalités. Notre groupe de pression s’en insurge et en parle pour agir en faveur de notre nation.

C.O. : Le rôle de notre assemblée est d’agir pour de la justice dans notre société. Beaucoup d’évolutions sont nécessaires. Les individus qui travaillent dans la finance ne sont pas forcément mauvais. Même si certains le sont, la plupart travaillent dans la finance parce qu’il y a de bons emplois. Je pense qu’il faut d’abord un changement culturel qui se fait jour peu à peu, pour convaincre les gens brillants et ambitieux de faire en sorte d’améliorer le monde. à l’exemple de la recherche contre le cancer, au lieu de travailler dans la finance. Il faudrait que les politiciens passent moins de temps à s’aplatir et à mendier de l’argent. Il suffirait d’avoir un certain nombre d’exemples au sein du département de la Justice, parmi les procureurs généraux ou les régulateurs qui voudraient vraiment nettoyer le système pour que ça fonctionne. Mais aujourd’hui, ces gens n’existent pas. Ceux au pouvoir sont corrompus, incluant Obama et Jacob Lew, l’actuel secrétaire du Trésor (ndlr : ministère des finances américain), qui vient de la banque Citigroup. Beaucoup des décisions venues de personnes qui détiennent le pouvoir n’ont pas été les bonnes. Avec Alternative Banking, nous n’attendons pas que les puissants, achetés par Wall Street, voient la lumière. Nous voulons éduquer le public, protester et dénoncer ces décisions ridicules, faire cesser la dichotomie « fenêtres cassées », les pauvres, contre « colonnes de marbre », les banques.   

 

A consulter

Alternative Banking Group

Cathy O’Neil

Josh Snodgrass

 

 

Cathy O’Neil : « J’étais une occupier avant Occupy Wall Street »

Cathy O'Neil
Cathy O’Neil

Cathy O’Neil est mathématicienne, écrivaine et auteure du blog mathbabe.org dans lequel elle critique la finance. Elle est très impliquée dans le groupe Alternative Banking d’Occupy Wall Street. Cette ancienne directrice de la partie programmation du diplôme de journalisme à l’université de Columbia a été également employée comme consultante des données scientifiques au Johnson Research Labs.
Elle est titulaire d’un doctorat en mathématiques de l’université d’Harvard. Après avoir occupé des postes dans les départements de mathématiques du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et Barnard College, elle quitte le monde universitaire en 2007 pour travailler pendant quatre ans dans le secteur de la finance. Dégoûtée par le milieu, Cathy O’Neil démissionne en 2011 et crée son blog, mathbabe.org, pour exposer au monde entier ses dérives, peu avant la création d’Occupy Wall Street.
« J’ai commencé à écrire sur ce que je considérais être un système défectueux. Donc, quand Occupy Wall Street a commencé, j’étais déjà une occupier, une occupante », affirme celle pour qui l’adhésion au groupe a, ensuite, paru évidente. « Je voulais vraiment discuter avec les gens qui pensaient la même chose que moi, qui étaient intéressés et qui comprenaient comment le système avait viré et pourquoi ça ne marchait plus, ce que nous pouvions faire. » A l’époque, Cathy O’Neil a trouvé une salle dans l’université de Columbia pour permettre à Alternative Banking de se réunir. Depuis plus de 3 ans, elle débat avec les autres membres tous les dimanches.

 

Josh Snodgrass : « Obligé de réagir »

Josh Snodgrass
Josh Snodgrass

 

Professeur agrégé d’anthropologie à l’université de l’Oregon, Josh Snodgrass a obtenu son doctorat de l’université Northwestern en 2004, complété par un stage postdoctoral à l’université de Chicago-Institut de biologie et de l’esprit en 2005. Il étudie notamment les effets du changement culturel et économique sur la croissance et la nutrition des Shuar, un peuple amérindien d’Equateur et les facteurs de stress des immigrés latino-américains dans l’Oregon.
Il a rejoint Alternative Banking group en 2011 parce qu’il estimait que le système politique traditionnel ne fonctionnait pas et était de plus en plus corrompu par l’influence de l’argent et des multinationales. Pour parvenir à redonner du pouvoir aux populations, il fallait, selon lui, exercer « une pression extérieure » sur les hommes politiques et le système financier, ce que le mouvement lui permet de faire.
Son ancienne expérience dans la finance lui a permis de savoir comment ce milieu fonctionnait. « Au moment de la crise financière, certains comportements m’ont tout de même particulièrement choqué ». Selon lui, les institutions financières ont été si « outrageuses » qu’il était « obligé de réagir ». Alternative Banking group s’est révélé être la solution pour travailler avec d’autres personnes et pouvoir changer les choses.

 

 

 « Grève de la dette » pour la justice économique

Aux Etats-Unis, Strike Debt1 annule les dettes de particuliers en les rachetant. Le collectif Strike Debt issu du mouvement Occupy Wall Street, lève des fonds afin d’annuler les dettes de particuliers en détresse via son organisme Rolling Jubilee2 (« rolling » exprimant l’idée selon laquelle les personnes désendettées, si elles le peuvent, font des dons de façon à faire rouler (rolling) le désendettement vers d’autres et « Jubilee » rappelant un événement biblique qui se rapproche de l’amnistie générale). Ce mouvement, qui se traduit par « grève de la dette », se définit comme « un mouvement national de résistants contre la dette, luttant pour la justice économique et la liberté démocratique ». Il rachète à très bas prix les dettes (jusqu’à 30 dollars une facture de 1000 dollars) aux banques qui veulent se débarrasser des emprunteurs qui n’arrivent pas à rembourser leurs prêts et les annule.

  1. Lire l’article de Kim-Anh Lim intitulé « En finir avec la dette étudiante » paru dans le numéro 95 du magazine Nexus (novembre-décembre 2014), pages 4-5.
  2. Rolling Jubilee Student Debt Buy, communiqué du 16 septembre 2014, StrikeDebt.org
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