Camp de la Mosson : survivre reste la priorité des Roms


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L’auteur-photographe, Frédéric Trobrillant, propose, ici, une immersion dans le quotidien des Roms au camp de la Mosson aux côtés du Collectif de soutien aux Roms de l’Agglomération de Montpellier. 

A Montpellier, pas moins de 800 Roms – plus grande minorité d’Europe – sont répartis sur cinq bidonvilles. « Une grande majorité des expulsions se fait toujours sans diagnostic préalable et sans solutions de relogement » dénoncent Médecins de Monde. Au Domaine Bonnier de la Mosson où loge une vingtaine de familles, les Roms se sont installés à la suite d’une évacuation. « Une femme montre son pied, explique un bénévole, il est enflé et le médecin – dont beaucoup refusent les bénéficiaires de l’Aide médicale d’Etat (AME) – n’a pas voulu la soigner ».
L’association est sévère eu égard à l’attitude de la préfecture : « Les associations ne sont même pas conviées aux réunions de préparation des évacuations » ! Beaucoup de familles quittent aussi les lieux dès l’annonce de l’expulsion. Le travail mis en place est alors anéanti. « Même la Protection maternelle et infantile (PMI) ne sait pas où ils sont, une fois évacués », renchérit un bénévole. Ce « nomadisme forcé » ne facilite pas le suivi médical. « Les cas sont donc plus dégradés : cancers, diabètes, suivis de grossesses avec des difficultés pour les traitements. »
Bien que sept ministres aient signés la circulaire précisant « le cadre de l’action de l’Etat dans le cas d’évacuation de campements illicites » censée « encadrer » lesdites expulsions, celle-ci reste inappliquée. 

 

 

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