Georges Lakhovsky sacrifié sur l’autel des lobbies médicaux


Le patient se place entre les deux antennes de l'Oscillateur à longueur d'ondes multiples et est exposé à leur énergie durant quinze minutes. L'objectif est d'atteindre « l'équilibre oscillatoire » des cellules. Crédit : Heinz Christian Tobler - www.lakhovsky.ch
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Il a guéri de nombreux cancers. Il a fait disparaître des ulcères, soigné des hémophiles, des lépreux, et pourtant, personne, ou presque, ne connaît son nom. Georges Lakhovsky (1869-1942), ingénieur russe naturalisé français, invente en 1923, une machine capable de guérir, entre autres, le cancer. Une découverte au succès grandissant qui va pourtant disparaître avec lui. « Parce qu’elle remettait en cause le côté lucratif du marché du cancer », disent certains. Info ou intox ?

 

Un complot sanitaire. Voilà ce que transpirent les différentes biographies que l’on peut lire sur cet ingénieur russe, venu en France en 1895 pour y poursuivre ses études aux Ponts et Chaussée et s’initier à la médecine.

George Lakhovsky. Crédit : DR
George Lakhovsky. Crédit : DR

En 1899, Georges Lakhovsky devient célèbre en inventant pour les Chemins de fer de France et de Navarre des tire-fond1 ingénieux évitant le déraillement des trains. Une idée qui lui vînt après que le Biarritz-Paris qu’il rata, eut déraillé. À cette époque, l’ingénieur est surtout stimulé par les recherches et découvertes sur la télégraphie sans fil (TSF), les rayons X et les radiations cosmiques. Elles contribueront à la construction de sa théorie majeure : les cellules vibrent et dialoguent avec l’environnement extérieur. Pour Lakhovsky, les cellules qui composent notre corps sont un système d’émetteur-récepteur comparable au système de radiodiffusion, qui agit en « résonance » avec les champs de force externes (terre, planètes, cosmos). Quand elles sont saines, elles sont en « équilibre oscillatoire », quand elles sont malades, elles sont en déséquilibre. Leur langage devient incompréhensible et la maladie peut se développer.
En 1923, il invente le radio cellulo-oscillateur, une machine capable de « rééquilibrer » les cellules du corps en produisant une onde entretenue, modulée et très courte (sur une distance entre 2 et 10 mètres2). Il s’entraîne d’abord sur des géraniums, dans les laboratoires de l’hôpital La Pitié-Salpêtrière à Paris, aux côtés du Professeur Gosset. « Ses résultats sont spectaculaires et le retentissement considérable », écrit le médecin Jean-Louis Portes dans sa thèse consacrée à Georges Lakhovsky3. Les géraniums, inoculés du cancer expérimental des plantes, qui ont été exposés au radio cellulo-oscillateur (seulement 6 heures), ont guéri en 16 jours. Une réussite réitérée les six années suivantes sur des patients inopérables, atteints de tumeurs diverses. Lakhovsky enregistre des centaines de guérisons grâce à sa machine, mais ne publiera ses travaux, avec témoignages et photos, qu’en 19314.

 

« Résultats trop rapides, pas rentables 
 pour les hôpitaux »

 

Quand il remet son rapport au Professeur Gosset pour diffusion à la Société savante parisienne, celui-ci n’en fait rien et renvoie Lakhovsky à des recherches sur les lapins. Échaudé mais pas abattu, Georges Lakhovsky peaufine sa machine en faisant appel au génie de l’électricité de l’époque : Nikola Tesla. En 1930, naît l’Olom, l’oscillateur à longueurs d’onde multiples, « un appareil qui crée un champ électrostatique, dans lequel se trouvent toutes les fréquences, depuis 3 mètres jusqu’à l’infra-rouge. De sorte que dans ce champ, chaque cellule peut trouver sa fréquence propre pour vibrer en résonance », explique l’inventeur. C’est au Val-de-Grâce, au Calvaire, et encore à Necker, qu’il expérimente ce nouvel outil et obtient, une fois encore, de nombreuses victoires sur le cancer, se targuant que les rayonnements produits par les ondes qu’il préconise « sont inoffensifs, contrairement à ceux des rayons X ou du radium »4. L’appareil est envoyé dans plusieurs de pays et des centaines de cancéreux guéris, mais aussi des professeurs, félicitent le savant.
Malgré tout, Lakhovsy ne parviendra pas à faire breveter sa machine en France. Il déclarera : « Je ne puis m’empêcher d’être attristé en songeant qu’en France, je suis seul, depuis huit ans, à poursuivre avec un acharnement et une foi absolus mes recherches dans cette voie (ndlr : lutte contre le cancer). » Lakhovsky est mort aux États-Unis en 1942, renversé par une voiture. Dès l’annonce de sa mort, tous ses appareils seront retirés des hôpitaux. Enterrant sa découverte avec lui. C’est là qu’est née la théorie du « complot sanitaire ». Parce qu’un simple ingénieur ne pouvait être à l’origine de la plus grande découverte médicale du siècle et parce que « ses machines donnaient des résultats trop rapides, pas rentables pour les hôpitaux », peut-on lire dans certains ouvrages consacrés à Lakhovsy. Succès mondial, expériences en cours, puis, cette mystérieuse voiture noire qui le renverse et le tue. Mystère ?

 

 « Tout sauf de la médecine »

 

Georges Lakhovsky. Dessin : Luana
Georges Lakhovsky. Dessin : Luana

Aujourd’hui, sur Internet, l’engouement pour l’Olom existe. Il s’en vend et des utilisateurs clament leur bien-être retrouvé grâce à la machine. Pourtant, certains cancérologues de renom, interrogés sans vouloir être cités, n’ont jamais entendu parler de Lakhovsky. « L’idée même qu’une cellule puisse vibrer ne veut rien dire, disent-ils en chœur, pas plus que le fait qu’elle s’équilibre  en recevant et diffusant des fréquences électromagnétiques. Cette machine ressemble à tout sauf à de la médecine ».
Pierre Lance, écrivain, journaliste et philosophe contemporain (se référer à son interview parue dans le n°1 de Paradigme & Prospective, pages 92 à 95), ne doute pas, lui, que Lakhovsky ait été « un savant maudit, persécuté par la nomenklatura scientifique et médicale »5. Il ajoute : « À ceux qui pensent ” Si c’était vrai, ça se saurait “, je réponds que c’est justement parce que c’est vrai, que ça ne se sait pas ! Parce que la vérité dérange toujours une personne, a fortiori, dans ce cas, beaucoup de monde. »
Georges Lakhovsky était-il un génie visionnaire auquel on aurait coupé les ailes ? Les lobbies médicaux ont-ils pu étouffer pareille découverte ? Certains l’affirment, d’autres le réfutent, personne n’est décidemment sur la même longueur d’onde.           

 

  1. Vis servant à fixer les rails sur les traverses de chemin de fer.
  2. G. Lakhovsky, Oscillation cellulaire, éditions G. Doin & Cie, 1931
  3. Thèse de Jean-Louis Portes, « La vie et l’œuvre de Georges Lakhovsky », présentée et soutenue en 1984, Pitié Salpêtrière.
  4. G. Lakhovsky, Radiations et ondes. Sources de Notre vie, éd SACL, 1937.
  5. Pierre Lance, Les Savants Maudits – Chercheurs exclus, Tome 3, éd. Tredaniel, 2006.
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