Gilets jaunes : « (…) jusqu’à la destitution du gouvernement » Macron et « l’abolition du néolibéralisme meurtrier »


Rassemblement de la "vague citoyenne" des Gilets jaunes, avenue des Champs-Elysées à Paris, le 24 novembre 2018. Crédit : DR.
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Plus de 500 000 manifestants dans toute la France selon certains élus (282 700 si l’on en croit les chiffres du ministère de l’Intérieur), 206 barrages citoyens (points de blocage), un mort, 227 blessés dont 6 grièvement, un policier a lui aussi été gravement blessé, 117 interpellations dont 73 gardes à vue, tel est le lourd bilan de la première journée de contestation instiguée le 17 novembre par les Gilets jaunes qui sont parvenus à une mobilisation inédite. Né de la seule conscience insurrectionnelle de la société civile, ce « mouvement citoyen » doit se structurer pour tenir et se poursuivre, en particulier, samedi 24 novembre, où est programmé l’acte II de cette opération de protestation sans précédent, qui vise le blocage total de la capitale. Mais « ce n’est qu’un début » lâche un Gilet jaune. « La mèche de la révolte est allumée, on attend la relève » renchérit un autre. Nous « irons jusqu’au bout » clament-ils aux quatre coins de l’Hexagone, alors qu’Emmanuel Macron doit dévoiler, mardi 20, son plan pour répondre à la colère des Gilets jaunes, en marge de celui de la transition écologique de la France pour les dix années à venir.

Le peuple de France s’est levé ce 17 novembre à l’initiative du « mouvement citoyen » des « Gilets jaunes » en vue de dénoncer la hausse des taxes sur les carburants, la goutte qui a fait déborder la colère des français poussés par une envie commune d’exprimer un « ras-le-bol général » contre les politiques inégalitaires, le racket fiscal et les exactions bancaires, les « fins de mois » impossibles et non plus « difficiles », les dérives liberticides néototalitaires1 et en réponse au « mépris » présidentiel et aux « élites délinquantes ». Ce n’est pas seulement un président « illégitime » et son gouvernement qui est visé, témoigne un manifestant, mais tout un système sociétal, à la fois inique et cynique, qui est pointé du doigt par les Gilets jaunes.

282 700 manifestants dans toute la France si l’on en croit les chiffres du ministère de l’Intérieur, 206 barrages citoyens (points de blocage), un mort, 227 blessés dont 6 grièvement, un policier a lui aussi été gravement blessé, 117 interpellations dont 73 gardes à vue, tel est le lourd bilan de cette première journée de contestation instiguée par les gilets jaunes qui sont parvenus à une mobilisation inédite. Né de la seule « insurrection des conscience » de la société civile, ce « mouvement citoyen » est plus que jamais déterminé à s’inscrire dans la durée.

« Prendre possession de l’appareil d’Etat »
Dans les Côtes d’Armor (Bretagne), Tristan Lozac’h, à l’origine de la manifestation affiliée aux Gilets jaunes, Le Pouvoir du Peuple 22, confiait le 17 novembre au premier quotidien régional de l’Hexagone de part son tirage, Ouest France, souhaiter établir « un siège » sur place, « jusqu’à la destitution du gouvernement ». « Là, je suis pour le peuple » renchérit John à Strasbourg dans lemonde.fr du même jour. « On va vers le néant reconnaît-il, on est bouffés petit à petit. Ça me révolte. Il faut faire tomber ce gouvernement. Ce n’est pas aux pauvres de donner aux riches ». Même constat sur le péage de Virçac sur l’A10 au nord de Bordeaux, plusieurs centaines de manifestants faisaient savoir qu’ils ne bougeraient pas du péage, « jusqu’à la démission du président » disaient-ils selon certains témoins sur place, rapportait lefigaro.fr du 18 courant. La France exsangue et le « petit peuple », plus que jamais déterminé, entame sa fronde.

Ces évènements démontrent les prémices 
de « l’effondrement annoncé d’un modèle mythique » 
qu’incarne le néolibéralisme

« Je ne vois pas d’autres solutions que de prendre possession de l’appareil d’État pour renverser la tendance et permettre que la majorité de nos concitoyens dispose de conditions décentes pour mener leur vie et espérer un avenir meilleur » reconnaît l’essayiste Matthieu Douérin, spécialiste en sociologie politique et politique comparée, qui note, également, que ces derniers évènements démontrent les prémices de « l’effondrement annoncé d’un modèle mythique » qu’incarne le néolibéralisme.
« Carburant, gaz, électricité et tout le reste, la vie est trop chère», peut-on lire sur les panneaux brandis par les gilets jaunes aux quatre coins de la France. « Mobilisation générale, on bloque tout » est-il placardé sur les véhicules stationnés sur le parking Leclerc à Chartres.

« La mèche est allumée, on attend la relève »
Samedi 24 novembre, au-delà du blocage total envisagé de la capitale, les « insurgés » au Gilet jaune ont annoncé leur intention d’approcher le Palais présidentiel au cœur de Paris pour faire entendre leur voix et exiger la « destitution » du président et de son gouvernement.
« Ce n’est qu’un début, je pense » estime Laurent dans lemonde.fr du 24 novembre. « La mèche de la révolte est allumée… On attend la relève. Dimanche les motards, lundi les routiers, mardi les infirmiers, mercredi les auto-écoles… » annonce Matthieu, prêt s’il le faut à tenir le siège de Bar-le-Duc dans la Meuse. « Le pouvoir est mort de peur » lâche un Gilet jaune présent sur les Champs-Elysées, devant un mouvement devenu « incontrôlable » face à la colère et au « soulèvement citoyen » visible sur l’ensemble de la France. Les slogans vont bon train : « Tous ensemble, tous ensemble. On ne lâchera rien ! » clament-ils partout en France.

Or, pour seule réponse à la colère populaire et fort du dispositif répressif mis en place dans le cadre de l’état d’urgence permanent, le gouvernement n’a pas hésité à enfreindre, une fois de plus, les libertés fondamentales, à l’image de la liberté de circulation des personnes, flouant par là-même la liberté de réunion et de manifestation, pendants directs de la liberté d’expression. « Aucune manifestation, aucun rassemblement, aucun cortège en lien avec les Gilets jaunes ne pourra se dérouler » a martelé le préfet de Paris, Michel Delpuech, en faisant référence aux abords de l’Elysée, de la Concorde, de l’Assemblée nationale, de Matignon. Cette liberté a été suspendue en interdisant aux manifestants – citoyens français à part entière – de déambuler, normalement, dans les rues de Paris face à plus de 3000 membres des forces de l’ordre mobilisés par le ministère de l’Intérieur. Les autorités ont « pris les dispositions utiles » pour « un rassemblement significatif sur le Champ-de-Mars » a renchérit le préfet de Paris. « C’est un piège, on veut nous parquer » relève Mireille, 61 ans, mobilisée toute la semaine chez elle à Nemours (Seine-et-Marne). « Nous n’irons pas au Champs-de-Mars comme le recommande le gouvernement, nous ne sommes pas partis pour faire un pique-nique géant sur un carré d’herbe mais bien pour une mobilisation citoyenne dans les rues de Paris » déclare, à son tour, sur BFMTV, Laetitia Dewalle, porte-parole des Gilets jaunes du Val d’Oise, avant de dévoiler sur LCI souhaiter un référendum sur la légitimité du président Emmanuel Macron. « Quand on voit que plus de 50% des gens ne se sont pas déplacés aux urnes (lors de la dernière présidentielle, ndlr) ou ont mis un bulletin blanc et que ce n’est pas pris en compte, quelque part on se moque un peu de la démocratie » relève Laetitia Dewalle. D’autant qu’ « Emmanuel Macron ne fait que parler du Général de Gaulle comme référence. Alors qu’il ait le même courage que lui et qu’à un moment il pose tout sur la table en disant : voilà ce que je propose. Est-ce que vous me suivez ou est-ce que vous ne me suivez pas ? »

« Si on ne fait rien maintenant, ça va être de pire en pire »
Beaucoup de manifestants disent leur détermination à maintenir la pression à l’égard du gouvernement à l’exemple du charpentier, David Guery, l’un des initiateurs du mouvement des Gilets jaunes dans la région de Dieppe (Seine-Maritime), qui témoigne dans L’Humanité du 22 novembre, « le gazole, c’est la goutte qui a fait déborder le vase. Mais le vase était déjà plein. Quand on ne touche plus que le Revenu de solidarité active (RSA), qu’on ne trouve pas de boulot, pas parce qu’on ne veut pas mais parce qu’il n’y en a pas, c’est compliqué de nourrir sa famille » tonne le Gilet jaune. « J’ai eu un accident du travail il y a trois ans, et je ne peux toujours pas reprendre. Mon salaire a été divisé par trois. Mes charges, en revanche, elles n’ont pas diminué. Je touche 600 € bruts par mois, j’ai un loyer de 500 € et deux gamins. Je bouffe grâce à la Croix-Rouge ». Pour David Guery, les gouvernements successifs ont trahi la démocratie et tué la cohésion sociale. Au rappel du principe fondamental édicté par l’article 2 de la Constitution, la République est le « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». « Or, que font-ils ? Ils ont supprimé l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et nous font payer ce qu’il manque » conclut, remonté, le Gilet jaune. « Les gens sont tellement pris à la gorge que ça ne peut pas continuer. On ne travaille pas pour survivre mais pour vivre ». Nathalie, mère d’un enfant à charge qui vit avec un salaire de 1100 € reconnaît que, « si on ne fait rien maintenant, ça va être de pire en pire » pour ceux qui, comme moi, ne parviennent pas à boucler les fins de mois. « On est géré par des gens qui nous disent de traverser la rue pour trouver du travail, alors qu’ils ne savent même pas ce que c’est que d’en chercher un » peste Jérôme témoignant dans l’Humanité, depuis son véhicule. « Si l’accès à Auchan est bloqué, ce n’est pas un hasard, assure Ulrich, ouvrier dans le nucléaire, il faut qu’il y ait zéro consommation. Comme ça, la-haut, ils comprendront » relève t-il en pensant au gouvernement.

Désormais, les Gilets jaunes doivent parvenir à se structurer pour tenir et à « mesurer à chaque instant dans l’évènement qui passe ou dans la décision que se prépare leur implication au présent et leurs valeurs d’avenir »2. Braveront-ils l’hiver, le froid, la pluie et peut-être la neige dans certaines régions de l’Hexagone, au fil des jours de blocage des routes et des sites stratégiques français ?

« Un immense moment d’auto-organisation populaire »
S’il se veut « apolitique » parce qu’avant tout citoyen, le mouvement de protestation engagé le 17 novembre par les Gilets jaunes a reçu le soutien de plusieurs représentants politiques. « Un immense moment d’auto-organisation populaire est en cours. Le peuple a déjà surmonté les obstacles de la diversion et de la dissuasion. Il va découvrir l’obstination du pouvoir » lançait le 17 novembre le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, via son compte Twitter, avant d’ajouter quelques minutes plus tard, « Les français découvrent par millions la manipulation des chiffres de participation et la dramatisation à laquelle se livre le pouvoir à chaque occasion (…) ». A son tour, le numéro deux des Républicains, Guillaume Peltier, député du Loir-et-Cher, accusait, ce même jour, sur Europe 1, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, de « manipuler les chiffres » et de minimiser « l’immense colère populaire ». Peltier avance une projection nationale de 500 000 Gilets jaunes et non 282 700 selon les chiffres « officiels » du ministère de l’Intérieur. Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a jugé quant à lui sur France Info, que « le gouvernement avait une dernière chance d’entendre le peuple ». A Bar-le-Duc, « mélenchonistes, lepénistes et monarchistes portent tous le gilet jaune » peut-on lire dans lemonde.fr du 17 novembre. Vendredi 23, le quotidien régional La Provence fait part d’un évènement hors des tronçons routiers. A Aubagne, une dizaine de Gilets jaunes ont ainsi bloqué l’entrée du centre des impôts, brandissant une banderole « Macron responsable des suicides du peuple français ».

Dans le courant de cette semaine de contestation, une pétition a été lancée ces derniers jours, demandant la démission du président de la République, Emmanuel Macron, et récoltant plus de 290 000 signatures. Vendredi 23, le président de l’Union populaire républicaine (UPR), François Asselineau, a invité les Gilets jaunes à « aller chercher Macron » en demandant « à chaque député de lancer la destitution de Macron, en application de l’article 68 de la Constitution qui permet cette procédure en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l’exercice de son mandat ».

Le gouvernement réaffirme poursuivre sa politique
« J’ai été frappé par le caractère inédit de ce qui s’est passé hier » reconnaît le Premier ministre, Edouard Philippe, lors du journal de 20h du 18 novembre sur France 2. « Beaucoup de gens manifestaient pour la première fois, aucun leader ne s’impose » reconnaît-il. « J’ai entendu de la colère mais aussi de la souffrance, l’absence de perspective, l’idée que les pouvoirs publics ne répondent pas aux inquiétudes avec un sentiment de déclassement, d’abandon, que ressent une partie de la population. Je l’ai entendu. » Ce qui n’a pas empêché le numéro deux du gouvernement de camper sur ses positions, « le cap est bon et, nous allons le tenir. Ce n’est pas quand ça souffle qu’il faut changer le cap ».

« Les peuples européens suivront-ils 
l’insurrection française 
contre ʺl’ordre cannibale du mondeʺ ? »

Le géographe et auteur de No Society, Christophe Guilly, estime que « le monde d’en haut », c’est-à-dire la classe politique et économique qui dirige la France, est incapable de comprendre le mouvement des Gilets jaunes. « En réalité, même s’il y avait une volonté de comprendre, il y a une impossibilité de penser avec empathie son propre peuple. C’est ça le gros problème démocratique » a-t-il expliqué sur LCI le 23 novembre dernier.

Alors que la finance « surdétermine toutes les décisions
majeures
», la solidarité serait-elle une arme ?

Plus de 500 000 manifestants pour une première journée de fronde le 17 novembre. Pour un essai protestataire, ce fut un coup de maître. La solidarité serait-elle une arme ? C’est, en effet, la conviction de l’ex-star du football surnommé « The King » par les supporteurs du Manchester United, Eric Cantona, aujourd’hui reconverti dans le milieu artistique depuis plus de 20 ans, qui se confie, à ce propos, dans une interview du journal Le Monde du 28 octobre dernier, sous la plume de Sandrine Blanchard, au sujet de son appel en 2010 à retirer l’argent des banques : « Ce n’était pas une colère, se rappelle la star. A l’époque, il y avait des manifs contre la réforme des retraites. Un journaliste m’a interrogé et j’ai dit que si on voulait se faire respecter, il fallait s’en prendre aux bases du système : celui des banques qui vivent avec notre argent. Collectivement, on avait un certain pouvoir : faire exploser le système pour être écouté et entendu. Mais pour menacer, il faut de la solidarité. Or personne ne se sert de cette arme. Ce n’est pas pour rien que mes mots ont fait autant de bruit. Des ministres en parlaient, des responsables s’inquiétaient. Ils ont cru que les gens allaient être solidaires. Donc, c’est la vérité, c’est une vraie arme. Ceux qui ont dit que tout cela était des bêtises n’avaient rien compris » regrette t-il.

« Héritière de l’esprit des Lumières, La France rebelle, rappelle le sociologue suisse Jean Ziegler, qui est une très vieille, vivante et formidable démocratie », donne le ton contre l’ordre cynique du monde exprimant, massivement, un « ras-le-bol général ». Sera-t-elle suivie par les peuples européens ? Entreront-ils dans la danse ? La Grèce qui fut mise en joug par la Troïka3 dans un passé récent, la Belgique, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, l’Allemagne… entendront-ils la colère populaire des français pour dire stop aux diktats de la finance4 et de l’oligarchie du capitalisme mondialisé ? Car c’est bien « le capital financier – à l’origine de tous les drames humains à l’échelle de la planète – qui surdétermine toutes les décisions majeures : politiques, démocratiques, économiques, sociales… » n’a de cesse de rappeler Jean Ziegler, vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies (ONU). L’Islande, en Europe, a déjà montré la voie en 2011 avec sa « révolution citoyenne » passée trop inaperçue dans la presse européenne. Notre « ennemi, c’est la finance » fut pourtant bien l’engagement numéro 7 du candidat Hollande lors de sa campagne de 2012 à l’élection présidentielle. Une fois élu, Hollande est revenu sur sa promesse électorale, une véritable « trahison ». « En démocratie, il n’y a pas d’impuissance, martèle Jean Ziegler, face à cet ordre cannibale et meurtrier du monde. Des centaines de millions de personnes ne veulent plus de cet ordre inique du capitalisme monopolistique et elles vont se lever », insistait-il encore. « Et ça va arriver » avant de renchérir « il faut abattre le capitalisme avant qu’il ne détruise la planète et l’humanité (…) afin d’ouvrir la route vers un monde meilleur, plus juste, plus heureux (…) Nous portons en nous cette utopie comme force historique ». Le sociologue genevois avait-il vu juste quand, pas plus tard que le 24 mai dernier, interrogé par le présentateur Patrick Simonin sur le plateau de L’Invité sur TV5 Monde, Jean Ziegler confiait alors que le soulèvement révolutionnaire salutaire « passera probablement par la France car, affirmait-il, c’est la Nation rebelle par excellence » ? Munis des armes démocratiques : « Retournez les fusils ! » Il est grand temps de « choisir son camp » dans l’esprit de l’ouvrage du sociologue genevois. « Parfois, insurrection, c’est résurrection » rappelle cette sentence de Victor Hugo !

 

  1. La France est un « état d’exception » qui « suspend la démocratie » depuis « l’état d’urgence permanent » qui commande une dérive liberticide indigne de la patrie héritière des droits de l’homme en des temps plus glorieux. Bien que « l’état d’urgence » a, officiellement, pris fin le 1er novembre 2017, deux ans après les attentats de Paris et de Saint-Denis, une partie substantielle des mesures qui composent cet « état d’exception » a déjà été insérée dans le droit commun lors de l’adoption de la loi de Sécurité intérieure et de lutte contre le terrorisme du 30 octobre 2017.  
  2. Extrait de la citation de Philippe Viannay, résistant, journaliste et fondateur du Centre de formation des journalistes (CFJ) de Paris.
  3. Alliance de la Banque centrale européenne (BCE), de la Commission européenne et du Fonds monétaire international (FMI).
  4. Il suffit de se rendre sur les sites Internet des associations ou organismes suivants : Syndicat de lutte contre les banques (SLCB), Association pour la légalité des opérations et mouvements bancaires (Aplomb), Association française des usagers des banques (Afub), Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (Attac), Comité pour l’annulation de la dette du Tiers monde (CATDM), Transnational Institut (TNI), Fédération contre les abus bancaires (Fnacab)Union fédérale des consommateurs (UFC) Que Choisir, 60 Millions de consommateurs, associations de consommateurs… Naturellement, la liste est longue et n’est pas exhaustive. Il est également vivement recommandé de lire les ouvrages du sociologue genévois Jean Ziegler ; Le livre noir des banques co-écrit par Attac France et Basta !, Dette : 5000 ans d’histoire de l’anthropologue David Greaber etc. Vous pouvez, également, revenir ou prendre connaissance du dossier réalisé par Paradigme & Prospective dans son premier numéro de janvier 2016 intitulé « Economie de marché : crime contre l’humanité ? ». 
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