Ian White, le Dr Bach Australien : « La connaissance des propriétés thérapeutiques des élixirs floraux résultent d’un art très ancien »


Ian White : « Je peux prélever jusqu'à 80 petites fleurs et les utiliser pendant 5 ans ». Crédit : Bush Biotherapies Pty Ltd. (Australia)
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Eminemment reconnu, l’australien Ian White, créateur emblématique des élixirs floraux du bush australien, pratique et enseigne la naturopathie et la kinésiologie. Issu d’une famille d’herboristes où les thérapies naturelles par les plantes s’exercent depuis cinq générations, il est également aux commandes de la société Bush Biotherapies Pty, Ltd. Auteur prolixe1, Ian White multiplie les ouvrages et les conférences sur les fleurs australiennes et leurs vertus.

 

Paradigme & Prospective : Vous avez grandi en pleine nature, quelles sont les qualités des terres australiennes ?

Ian White : J’ai grandi à une heure de Sydney, dans une propriété proche d’un parc national. Je passais tout mon temps dans le bush et j’étais, constamment, entouré par la nature. Ma grand-mère était herboriste et elle m’a appris beaucoup à propos des plantes. L’Australie est un pays pur mentalement et physiquement. Ici, il n’y a jamais eu de guerre et la pollution est, extrêmement, limitée. Nous avons le plus grand nombre de plantes à fleurs. Ce sont les plus belles, les plus imposantes au monde et les plus vertueuses.

 

Pourriez-vous revenir sur votre parcours tant universitaire que professionnel ?

J’ai commencé par une Licence en sciences avant de décrocher un diplôme en naturopathie. C’est une filière respectable et reconnue en Australie. Nous sommes assez ouverts et ce type de médecine est largement répandu dans les mœurs. J’ai exercé le métier de naturopathe pendant 30 ans. Dans les années 70, les Fleurs de Bach étaient les seuls élixirs sur le marché. Je les ai beaucoup pratiqués et j’étais satisfait des résultats. J’ai débuté mes propres expériences avec les fleurs australiennes et j’ai créé les élixirs du bush il y a 27 ans.

 

Quel est le processus de création des élixirs ?

Pour récolter les fleurs, je vais partout en Australie, dans les zones tropicales comme dans les déserts. J’ai des autorisations pour cela. Je peux prélever jusqu’à 80 petites fleurs et les utiliser pendant cinq ans. Il n’y a donc aucun risque pour la flore. Avant la cueillette, j’observe, attentivement, ce qui m’entoure. J’aime photographier et dessiner les fleurs. Je ne les agresse jamais, je les respecte. Je demande à la nature la permission de les prendre, en méditant. Si, un jour, par exemple, je me suis disputé avec mes voisins, je sais que je ne dois pas aller couper, la récolte ne sera pas satisfaisante, il y aurait de mauvaises vibrations. Après ramassage, je laisse macérer les fleurs deux heures dans un bol d’eau. Je retire, ensuite, les corolles avec une brindille (l’outil utilisé doit être naturel). Le liquide que je récupère est un « concentré ». C’est cette essence que je rapporte à mon laboratoire de Sydney.

 

Peut-on parler de propriétés thérapeutiques en matière d’élixirs floraux ?

Faire appel aux propriétés thérapeutiques des élixirs floraux est un art très ancien que l’on retrouve dans de nombreuses cultures. Sans risque, les élixirs floraux sont de puissants catalyseurs aux bienfaits à la portée de tous. Non seulement, ils procurent la clarté au mental conscient et développent nombre de capacités intuitives, mais ils résolvent aussi les croyances négatives et agissent, directement, sur le choix de nos décisions, pour gérer émotions, santé, vitalité et relations aux autres.

 

« En Australie, nous avons le plus grand nombre 
de plantes à fleurs. Ce sont les plus belles, 
les plus imposantes au monde et les plus vertueuses »

 

Quelles sont les fleurs les plus populaires ?

La She Oak est très demandée par les femmes. Elle agit, parfaitement, sur les problèmes d’hormones ou de ménopause. Cet élixir donne du courage et favorise la fertilité. La Waratah est conseillée contre la dépression et les pensées suicidaires. Quant à la Fringed Violet, elle permet de lutter contre la perte de sensibilité ou les allergies.

 

Les élixirs floraux du bush sont-ils prescrits par des hôpitaux ou des associations dans le monde ?

Ils sont utilisés dans un hôpital homéopathique en Angleterre. A l’autre bout du monde, au Chili, les patients hospitalisés ont le choix entre un traitement médical ou une prescription d’élixirs floraux. Ils sont libres dans leur parcours de santé. La plus belle réussite a été celle d’une association Suisse qui accueillait les enfants touchés par les radiations de la catastrophe de Tchernobyl. Nous avons tenté de réduire les radiations avec l’élixir « Electro » et le traitement s’est avéré très efficace.

 

Avez-vous rencontré des cas pour lesquels les élixirs se sont révélés inopérants ?

Les humains sont compliqués. Chaque individu est un mystère. Mes élixirs sont populaires, et s’ils n’agissaient pas positivement il y a longtemps qu’ils ne seraient plus sur le marché. De plus, ils sont financièrement abordables et faciles d’utilisation. Sept gouttes matin et soir pendant deux semaines, c’est beaucoup moins contraignant que les Fleurs de Bach qui demandent parfois un mois. Vous n’êtes pas obligés de croire que cela fonctionne mais sachez qu’il ne peut jamais y avoir d’effets fâcheux. Nous avons de nombreux témoignages positifs et nous publions le résultat de nos recherches. Toutes nos informations sont diffusées par newsletters, sur notre site web et même sur Facebook.

 

Des remèdes pour traiter les émotions négatives sont surveillés de près par des instances luttant contre les dérives sectaires en France, quel est votre point de vue ?

Tout d’abord, pourquoi assimiler des élixirs floraux à une dérive sectaire ? Ils sont utilisés depuis des siècles, les Aborigènes se servent des fleurs pour des problèmes émotionnels, d’une manière naturelle. Je pense que les craintes observées en France tournent à la paranoïa vis-à-vis des sectes ou des mouvements sectaires.

 

Quand vous ne créez pas vos élixirs en Australie, que faites-vous ?

Je suis l’auteur de cinq livres sur les fleurs australiennes et leurs bienfaits. Actuellement, j’entame leur réactualisation, cela me prend beaucoup de temps. Nous exportons nos produits dans une trentaine de nations, je voyage énormément. J’anime des workshops organisés par les distributeurs de chaque pays. Cette année j’irai enseigner aux Etats-Unis, au Brésil et en Italie dans une Université. En ce moment, je suis au Sri Lanka et serai de passage en France en juin pour des conférences.   

 

  1. Les élixirs floraux du bush australien par Ian White aux éditions Ulmus Ltd.(Londres) ;
    La guérison par les fleurs du bush australien par Ian White aux éditions Ulmus Ltd.
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