Titrisation bancaire : une mise en esclavage


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Auteur de l’e-book Crise de la dette : crime contre l’Humanité et fondateur du Syndicat de lutte contre les banques1, Dominique Michel lutte contre la titrisation des créances bancaires et espère voir un jour traduits en justice les responsables politiques et les dirigeants complices qui ont rendu « des millions de Français esclaves » des banques en s’appuyant sur la loi « anticonstitutionnelle » du 23 décembre 1988, point de départ de l’asservissement.

 
« Titrisation »2 : depuis janvier 2015, le mot tabou du milieu de la finance revient sur le devant de la scène pour servir la relance d’une économie en berne. Plusieurs banques françaises ont déjà marqué leur intérêt pour ce système de cession de titres, encouragées et encadrées par une Commission européenne prête à mettre en place un dispositif « responsable » de titres simples, transparents et standardisés (STS) . Le Crédit Agricole projette ainsi de se lancer dans la titrisation de biens immobiliers pour constituer des réserves de liquidités. Les associations françaises de défense des consommateurs voient pourtant d’un mauvais œil la réapparition du système de cession de créances impliqué dans la crise des subprimes de 2007. Dominique Michel, président du Syndicat de lutte conte les banques, s’indigne particulièrement de ce retour en grâce. Entre dépôts de plainte dans différents tribunaux de grande instance de l’Hexagone et actions « coup de poing » contre la destruction monétaire, il mène un combat contre la loi « inique » du 23 décembre 1988 ayant permis à la titrisation de s’immiscer dans la vie des Français. Dans son livre Crise de la dette, crime contre l’Humanité , il s’attaque aussi aux vides juridiques, à la confusion savamment entretenue entre conditions de prêt et de crédit aboutissant au surendettement des ménages.  

«  La meilleure forteresse  des tyrans c’est l’inertie des peuples » Machiavel

Pour agir, Dominique Michel a fondé son propre parti politique, Bastille, destiné à porter, lors des élections, les griefs des endettés. Plus qu’un cri de protestation, l’ambition affichée de ce nouveau micro-parti est de faire reconnaître la responsabilité pénale des dirigeants politiques signataires de ce nouveau « Code noir » placé au cœur de la démocratie.

 

  1. Le Syndicat sur Facebook
  2. Lire aussi notre interview intitulée « “Dominique Michel : la titrisation des créances bancaires, un nouveau “Code noir” »

 

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